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 | | | DÉFINITION | |  |
Atteinte rétinienne correspondant à une localisation de la microangiopathie
diabétique, qui atteint tous les organes (l’oeil, le rein et le système
nerveux périphérique). La rétinopathie diabétique est la première
cause de cécité acquise dans les pays développés chez le sujet de
moins de 60 ans.
 | | | ÉTIOLOGIE | |  |
Atteinte de la microcirculation rétinienne et choroïdienne due à l’hyperglycémie
chronique. Deux lésions anatomo-pathologique principales :
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Modifications de la paroi des capillaires (plus épaisse, plus fragile, plus
perméable). |
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Augmentation de la viscosité sanguine (hyperagrégabilité plaquettaire
et érythrocytaire). |
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 | | | FACTEURS DE RISQUE | |  |
La durée d’évolution du diabète est le facteur déterminant. Les anomalies
rétiniennes sont plus précoces et plus sévères pour les diabètes de types I.
 | | | SIGNES CLINIQUES | |  |
Le diagnostic doit être posé au stade asymptomatique, lors de la
découverte du diabète.
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La découverte d’un diabète doit obligatoirement s’accompagner d’un
examen ophtalmologique complet, comprenant une mesure de l’acuité
visuelle, de la tension oculaire, un examen à la lampe à fente et un fond
d’oeil. L’angiographie est pratiquée dès l’apparition des premières
anomalies au fond d’oeil. |
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Examen ophtalmologique avec fond d’oeil, tous les ans si FO normal,
FO + angiographie tous les six mois si anomalies minimes et tous les
deux à trois mois si rétinopathie diabétique avancée. |
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L’examen de référence, qui confirme les hémorragies et l’oedème rétinien
et montre les zones d’ischémie rétinienne et les néovaisseaux, est
l’angiographie à la fluorescéine.
 | | | TRAITEMENT | |  |
Seule une prise en charge multidisciplinaire régulière, efficace et énergique
entre médecin généraliste, diabétologue et ophtalmologiste permet
d’éviter les complications pouvant mener à la cécité :
- contrôle optimal de l’équilibre glycémique : régime et traitement.
- contrôle des autres facteurs de risque cardiovasculaire
- laser, photocoagulation panrétinienne si rétinopathie proliférante : le principe repose sur la destruction des zones ischémiques responsables de la sécrétion de facteurs proangiogéniques ; laser périmaculaire en cas d’oedème maculaire persistant.
- vitrectomie, si hémorragie intravitréenne persistante, prolifération fibreuse intravitréenne ou décollement de rétine.
- éviter les efforts intenses, si rétinopathie proliférante (risque de saignement)
- antiagrégants plaquettaires (aspirine, ticlopidine) : effet favorable surla rétinopathie diabétique débutante (diminution du nombre de microanévrismes) mais aucune action bénéfique sur la rétinopathie diabétique confirmée.
 | | | CONCLUSION | |  |
Une fois constituée, la rétinopathie diabétique peut évoluer à son propre
compte, malgré la normalisation des chiffres glycémiques (qui, néanmoins,
permet de ralentir son évolution). Le laser et la vitrectomie, ou autre chirurgie,
ont permis de transformer le pronostic de la rétinopathie diabétique.
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