Ce système de protection ne peut fonctionner
que si la ceinture de sécurité est portée. Des
travaux scientifiques ont démontré l'intérêt du
port de la ceinture. L'efficacité en termes de
réduction du nombre de tués pour la ceinture
seule est de 50 % dans les chocs frontaux, de
20 % dans les chocs latéraux, de 90 % pour les
tonneaux et 45 % pour l'ensemble des chocs.
L'association ceinture / sac gonflable a diminué
par 80 % le risque d'être blessé au niveau de la
tête (face, crâne, cerveau). Pourtant, par
manque d'informations ou d'observation de la
loi, les statistiques concernant le port de la
ceinture tant à l'avant qu'à l'arrière du véhicule
restent toujours aussi alarmantes.
En France, en 2002, 40 % des personnes impliquées
dans un accident mortel ne portent pas
la ceinture de sécurité. Cela signifie que si tous
les automobilistes, conducteur et passagers, portaient
leur ceinture, 1 100 vies seraient sauvées
chaque année sur les 5 000 décès survenant à
l'intérieur des voitures. Les accidents de la route
représentent ainsi le premier problème de santé
publique chez les jeunes avant 35 ans, en Europe.
La France occupe cependant une position très particulière,
se situant loin derrière les pays anglosaxons
ou ceux d'Europe du Nord. La sécurité
routière n'est pas enseignée dans les facultés de
médecine françaises alors que les programmes
d'enseignement en Allemagne ou en Suède, par
exemple, comprennent un enseignement magistral
sur la sécurité routière avec d'authentiques
chaires dédiées à la "Sécurité des transports".
Ce manque de formation médicale ne doit pas
faire oublier qu'il n'existe aucune contre-indication
médicale au port de la ceinture : la grossesse,
le pacemaker, ... ne justifient en aucun cas
un certificat de non port, qui serait assimilé à un
cas de "non assistance à personne en danger".
Le message est donc simple : la ceinture
de sécurité doit être portée :
- A tous les âges : grâce aux pré-tendeurs et
aux limiteurs d'effort, les constructeurs ont
pris en compte la diminution de résistance
osseuse qui survient avec le vieillissement ;
- A toutes les tailles : depuis de nombreuses
années, les points d'ancrage sont réglables
en hauteur ;
- Depuis l'arrêt du véhicule : la ceinture de sécurité
protège aussi le conducteur et/ou le passager
en cas de choc dans une voiture à l'arrêt. La
grande majorité des accidents survient dans un
périmètre de 10 kilomètres autour du domicile.
- A toutes les places : depuis longtemps,
toutes les places des véhicules sont équipées.
- Avec une attention particulière pour les enfants.
Un enfant âgé de moins de 10 ans ou qui n'a
pas atteint le gabarit d'une femme de petite
taille (5ème percentile) ne doit pas être dans une
voiture s'il n'est pas installé dans un dispositif
de retenue adapté.
Les parents doivent utiliser le plus longtemps
possible des dispositifs spécifiques, dits "dos
à la route", qui permettent de protéger au
mieux l'enfant en bas âge. Tous les sièges
disponibles sur le marché actuellement satisfont
aux normes européennes de sécurité.
Le choix du siège doit être fait par rapport
à la taille et au poids de l'enfant et au véhicule
utilisé. Des grilles de recommandations
établies et validées par certains constructeurs
automobiles permettent de choisir le dispositif
en fonction de ces trois paramètres.
Les dispositifs " Isofix" -norme internationalequi
permettent une fixation rigide entre le siège
de l'enfant et la voiture doivent être privilégiés.
En outre, l'installation de l’enfant dans un siège
lui offre une vision qu'il n'a pas lorsque son
regard affleure le tableau de bord : cela participe
aussi à la prise en compte du mal des transports.